Ma graine a nature d’épeautre

Et reine, l’or où tu te vautres,

Humide effusion,

N’est que l’intrusion,

De mon illusion

Dans les champs stériles de l’autre.

 

Pour fleurir je n’ai de bagout,

Et je chus au fond de l’égout.

C’est la langue morte,

Ô, l’unique sorte

Qu’à travers ta porte,

Tu ne trouvas pas à ton goût.

 

Le passé stagne en un fumoir

Dans l’attente d’un allumoir.

Le son de crécelle

Donne l’étincelle

Et embrase celle

Qui se méprend quand au semoir.

 

Le passé meurt et c’est charmant,

Des circonvolutions d’amant.

Se frotter la panse,

Une seule danse,

Vaste mécréance

En territoire nécromant.

 

Mais, preste, la chute offrit l’air

Suffisant pour rompre la chair.

Et dans l’embuscade,

Les coups en cascade,

Et toute estocade

Ne me rendront qu’encor plus clair.

 

D’ici où j’ai choisi de choir

Je tiens le bas du crachoir.

Le cœur accélère,

J’aurai la colère

Car l’on ne tolère

Le perroquet qu’à son perchoir.

 

D’ici je donne le baptême

A tout porteur de l’anathème

Car j’ai découvert

Que les plus pervers

Mots de l’univers

Sont les deux premiers de « je t’aime »

 

L’apprenti aux mille bassesses

Transi au pied de ses maîtresses

Par désir puissant

D’engins vagissants

Aura, vieillissant,

Le seul attrait de la rudesse.

 

Je suis Zacharie franc-tireur

Qui bannit du verbe l’erreur.

Langue de vipère,

Qui plus ne tempère

Me voici le père

Potentiel des éclaireurs.

 

Par Zacharie - Publié dans : Une
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