"Christ a touché les hommes et brisé les tables,
Et la pensée fut chair et la chair mouvement.
La caresse du corps, seul écrit véritable,
Devint rayon de foi et gouffre de tourments.

Je combattrai encor les visions mâtines,
Opposant aux ardeurs qui saigneront les pores,
L'espoir au bel éclat de la pourpre enfantine,
Au regard du vivant, oeuvrerai pour les morts.

J'essaierai d'autres mots, stérile quémandeur,
Poserai ma main terne entachée d'impudeur
Aux pieds parfumés de quelque froide abbesse.

Mais l'icône de glace au verbe du trépas,
L'agissante inconnue de frigide noblesse,
Sera sourde, étrangère et ne me verra pas.
Par Zacharie - Publié dans : Sanctuaires
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