« Ainsi, je ne ressens plus guère,
La fougue ardente qui naguère,
Me poussait à entrer en guerre,
Fleur au fusil.
Ainsi, nos routes se séparent,
Jeunesse, et l’adulte répare
Les fissures sur les remparts
De la folie.
Ainsi, l’on peut faire souffrir,
En un instant, pour un désir,
Le frère qu’on a vu sourire
Par tous les temps
Ainsi, je ne suis qu’une ordure
De plus dans ce monde qui dure,
Bien trop longtemps et que j’endure
En attendant.
Ainsi l’égoïsme m’a pris
Et les faces dont j’ai tant ri
Peuvent me cacher leur mépris
En toute paix.
Ainsi je dis : prenez le droit
D’un coup de pied fort et adroit
De me frapper au bon endroit,
Cela me plaît.
Ainsi soit-il enfin, ma foi,
Voilez ma vue, broyez mes doigts
Et dites-moi ce que je dois,
Pour que je paie."