« Ainsi, je ne ressens plus guère,

La fougue ardente qui naguère,

Me poussait à entrer en guerre,

Fleur au fusil.

 

Ainsi, nos routes se séparent,

Jeunesse, et l’adulte répare

Les fissures sur les remparts

De la folie.

 

Ainsi, l’on peut faire souffrir,

En un instant, pour un désir,

Le frère qu’on a vu sourire

Par tous les temps

 

Ainsi, je ne suis qu’une ordure

De plus dans ce monde qui dure,

Bien trop longtemps et que j’endure

En attendant.

 

Ainsi l’égoïsme m’a pris

Et les faces dont j’ai tant ri

Peuvent me cacher leur mépris

En toute paix.

 

Ainsi je dis : prenez le droit

D’un coup de pied fort et adroit

De me frapper au bon endroit,

Cela me plaît.

 

Ainsi soit-il enfin, ma foi,

Voilez ma vue, broyez mes doigts

Et dites-moi ce que je dois,

Pour que je paie."

Par Zacharie - Publié dans : Sanctuaires
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Commentaires

Toujours tous ces maux et on se laisse blesser, tendrement !
Commentaire n°1 posté par Estelle le 08/03/2008 à 21h13

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