"Fille impure, tes seins se dressent en blessant
La fragile noblesse des chastes cieux,
L'argent souille ton flanc et crève les yeux
De tes enfants gonflés de désirs oppressants.
Tu attires, proprette et soignée, tes amants,
D'anciens convertis, de nouveaux oublieux,
Attends fière et droite au nom de ton Dieu
Qui avançait courbé vers la fange et le sang.
Tu prêches aux ténèbres, promets les étoiles
Et caresses la bête dans le sens du poil;
Ton souffle n'est qu'un vent en ce siècle de peine.
Crache ton or affreux, soulage la misère,
Craque ta robe et soigne les plaies de mes frères!
Oh, que Jésus pardonne ta faute et ma haine."