Il y a la blancheur que partout l’on devine,
Neige où les joues rosées et les linges humides
Goûtent après le temps des luttes fratricides,
Rires et doux sermons que les aïeux serinent.
Il y a le vent chaud, les jeux près des ravines.
Dévalant les pentes, une armée de bolides,
Joyeux et maculés tels des sorciers numides,
Effraient l’ennemi par d’audacieuses rapines.
Toujours cachées par là, blondes jeunes filles en nage,
Arborant des boucles échappées des nuages,
Dodelinent du chef devant ces sots ébats
Où les victorieux chérissent leur doux sort.
Radieuses, elles vont, pleurant dans leur essor
Et laissent les enfants douter de leurs combats.
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