X

Je soignais le mal, piteux dans l'enceinte,

Où tout chant d'espoir semblait psalmodié

Et piteusement, retenais l'étreinte.

 

Au-delà l'horreur nous était dépeinte

Et l'on s'y mirait d'un air étudié.

je soignais le mal, piteux en l'enceinte.

 

La fusion primaire allait hors d'atteinte,

Par mon vieux démon, semblais répudié

Et piteusement, retenais l'étreinte.

 

La confusion seule n'était restreinte

Et poussant l'unique à me congédier,

Je soignais le mal, piteux en l'enceinte.

 

Ne répugnant point à jouer la feinte,

je pleurais ma mère un plein saladier

Et piteusement, retenais l'étreinte.

 

-La langue en férie doit sacrer l'empreinte,

Se tendre la main et ne plus mendier-

Je soignais le mal, piteux en l'enceinte

Et piteusement, retenais l'étreinte.

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IX

Seuls tous ces transports, pour moi, ont vécu,

Oeuvres obstinées, formes sans supports,

Nobles sous l'écu.

 

Ils trônent en tête et l'oubli vaincu

A dû s'incliner. Seul, tous ces transports

Je les ai vécu.

 

En manque d'orbite, l'une cucul,

Toujours au hublot chercha un transport

Et seul ai vécu.

 

Vois, farce, le corps du roi des cocus,

Outre en l'estomac, rebelle à l'apport,

Il te gardera toute. J'ai vécu

Seul tous ces transports.

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-Premier chapitre-

 

 

J'ai pour partie d'être un malin corbeau

Qui d'âme, du bec, arrache en lambeau

Nouveau chaque jour puis porte au tombeau.

La rivière,

Nourricière,

Miroitière, Dit, entière, le trouver fort beau.

 

 

Notez que toujours, mon oiseau sanglant

Grandi par un arbre, serein beuglant,

Devant le soleil se croit aveuglant,

Pérore et glousse,

Inspire et tousse,

Volaille trousse

Et l'onde douce aime un portrait cinglant.

 

 

D'elle, pureté qu'à nulle on compare,

Ainsi reconnu, le sombre ovipare,

D'un bon lot d'esprit oiseux se sépare.

Gare ahuri

Marin mari

Non-aguerri!

Qui est favori sans mal accapare.

 

 

(Un lambeau de plus, funèbre moisson.)

Et l'oiseau se prend pour l'homme-poisson,

Qui dans l'eau heureux comme un nourrisson,

Sans son ramage,

Ni son plumage,

Doucement nage,

Quand à l'étage on aime à l'unisson...

 

 

 

-Second chapitre-

 

 

Je ne sais trop où est l'anomalie,

Ni à qui dicter la sainte homélie.

Peut-on accuser de xénophilie?

Destitution,

Consomption,

Rédemption,

N'est pas son invention reine jolie.

 

 

Il sent en son coeur, abri de justesse,

Qu'ici bas un seul instant d'allégresse,

Vaut longues années d'âcre sécheresse

Et de longtemps,

Son voeu latent

Est chaud printemps,

Songe exubérant d'indélicatesse.

 

 

Il se voit gonfler son grand habit noir,

Avec majesté, fondre du perchoir

Et se poser là, sans trop s'émouvoir.

Ô, rivière,

Printanière

Prisonnière,

Lit de poussière à flaque d'espoir.

 

 

Il se voit s'y voir et faire festin,

Plonger ardemment son bec aquilin

En l'aimante et dire au poisson chagrin:

Je te supporte,

Et réconforte,

Ta mère est morte.

 

(J'ai pour partie d'être un corbeau malin.)

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VII

Je déclamais pour précéder

Une idée de la différence

Et pour longtemps de procéder

Sans évaluer la dépense.

 

Une idée de la différence

Ne cesse de me tarauder.

Sans évaluer la dépense

Toute chair peut se taillader.

 

Ne cesse de me tarauder

Doute qui forge l'éloquence!

toute chair peut se taillader

A moi revient la préférence.

 

Doute qui forge l'éloquence,

Seul un corps peut se posséder?

A moi revient ma préférence,

Tout acte a su persuader.

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VI

Pire, à ton sommet, trônait jeune guerre,

Le drame est tu à des frondes d'ici.

L'éternel écho s'en revient grand erre,

La promesse est là, dans l'antre adoucie.

 

Seul chérit sa fleur ce coeur qui l'enserre,

Mais pour la toucher, pas de raccourci.

Pire, à ton sommet, trônait jeune guerre,

Le drame est tu à des frondes d'ici.

 

Ne l'entaile point vaillant cimeterre,

Ne déchire pas ce muscle farci,

Mais sans plus un mot, droit comme l'équerre,

Honorez-le, missi-dominici.

 

Pire, à ton sommet, trônait jeune guerre.

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V

Je n'existe que dans l'ombelle,

Monde dans mon oeil autofocus.

Pas moins de tout pour la mortelle,

Un soi, des moi et un rebus.

 

Le Verbe accoucha d'un lapsus,

A la sphère offrit la ridelle,

A la ridelle un hiatus,

Je n'existe que dans l'ombelle.

 

Frêle napée, grasse femelle,

Cyclopes et diplodocus,

Preux chevalier à pastourelle,

Monde est mon oeil autofocus.

 

De là je soutiens mordicus

Qu'il faut un globe à la semelle,

Et pour son pied un consensus,

Pas moins de tout pour la mortelle.

 

Bien que ce mont à l'air mamelle,

Par quelque savants processus

Me change en folle sauterelle

- Un soi, des moi et un rebus-

 

Je sais la croix, fleur de lotus

Et compisse la citadelle

Au nom des mille enfants Jésus

Outre de grâce universelle.

Je n'existe.

 

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IV

Du haut de cette chaire, daigne,
Par le seul souci d'équité,
Creuser ta plaie sainte bréhaigne,
Pardonne ma frivolité.

Par le seul souci d'équité,
Nul ne prédomine en ton règne.
Pardonne ma frivolité,
Il n'est que le jour qui imprègne.

Nul ne prédomine en ton règne,
Tu me montras la cécité.
Il n'est que le jour qui imprègne,
L'enfer est de pluralité.

Tu me montras la cécité,
Plus rien que la courbe n'enceigne,
L'enfer est de pluralité,
Je t'épouse toi et ta duègne.
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III

Je ne vois qu'impartialité,
Plus rien qu'autre chose n'enceigne.
Pardon pour ma frivolité,
Chaque est souverain sous ton règne.

Plus rien qu'autre chose n'enceigne,
Par l'évidence d'équité,
Chaque est souverain sous ton règne
Mes larmes servent l'acuité.

Par l'évidence d'équité,
Un mot du contraire s'imprègne.
Mes larmes servent l'acuité,
Je t'épouse sainte bréhaigne.

Un mot du contraire s'imprègne,
Il n'est plus rien qui n'a été,
Je t'épouse sainte bréhaigne,
L'enfer est de pluralité.



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II

Ma graine a nature d’épeautre

Et reine, l’or où tu te vautres,

Humide effusion,

N’est que l’intrusion,

De mon illusion

Dans les champs stériles de l’autre.

 

Pour fleurir je n’ai de bagout,

Et je chus au fond de l’égout.

C’est la langue morte,

Ô, l’unique sorte

Qu’à travers ta porte,

Tu ne trouvas pas à ton goût.

 

Le passé stagne en un fumoir

Dans l’attente d’un allumoir.

Le son de crécelle

Donne l’étincelle

Et embrase celle

Qui se méprend quand au semoir.

 

Le passé meurt et c’est charmant,

Des circonvolutions d’amant.

Se frotter la panse,

Une seule danse,

Vaste mécréance

En territoire nécromant.

 

Mais, preste, la chute offrit l’air

Suffisant pour rompre la chair.

Et dans l’embuscade,

Les coups en cascade,

Et toute estocade

Ne me rendront qu’encor plus clair.

 

D’ici où j’ai choisi de choir

Je tiens le bas du crachoir.

Le cœur accélère,

J’aurai la colère

Car l’on ne tolère

Le perroquet qu’à son perchoir.

 

D’ici je donne le baptême

A tout porteur de l’anathème

Car j’ai découvert

Que les plus pervers

Mots de l’univers

Sont les deux premiers de « je t’aime »

 

L’apprenti aux mille bassesses

Transi au pied de ses maîtresses

Par désir puissant

D’engins vagissants

Aura, vieillissant,

Le seul attrait de la rudesse.

 

Je suis Zacharie franc-tireur

Qui bannit du verbe l’erreur.

Langue de vipère,

Qui plus ne tempère

Me voici le père

Potentiel des éclaireurs.

 

Par Zacharie - Publié dans : Une
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I

C’est une autre nuit que plus rien n’abrège,

Prends garde à ton sang oreille têtue.

Le blanc est l’accord, des couleurs l’arpègent.

Je puis me parler, te comprendras-tu ?

 

Il n’est pas un doute, aveugle stratège,

Qui habite encore au point de vertu.

C’est un pieux serment, lexique tortu,

C’est une autre nuit que plus rien n’abrège.

 

Langue de roquet, lèvres de hotu,

Bavant l’âcre philtre anti-sortilège.

Fait corps accueillant, point de sacrilège,

Prends garde à ton sang oreille têtue.

 

La peur qui effraie d’un tourment m’allège.

Louvoyeux rhéteur proprio motu,

Ou-bien franc-tireur au sein dévêtu ?

Le blanc est l’accord, des couleurs l’arpègent.

 

J’ai dîné d’un lièvre et d’une tortue

Mais loin de ta table et mon privilège.

Aujourd’hui, assis sur le spicilège,

Je puis me parler, te comprendras-tu ?

 

C’est l’abysse offert à l’épée d’agrège,

Le borgne radieux dorant le fétu,

La stance sacrée filant impromptue,

C’est l’absence d’ombre au désert de neige,

C’est une autre nuit.

Par Zacharie - Publié dans : Une
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