C’est une autre nuit que plus rien n’abrège,
Prends garde à ton sang oreille têtue.
Le blanc est l’accord, des couleurs l’arpègent.
Je puis me parler, te comprendras-tu ?
Il n’est pas un doute, aveugle stratège,
Qui habite encore au point de vertu.
C’est un pieux serment, lexique tortu,
C’est une autre nuit que plus rien n’abrège.
Langue de roquet, lèvres de hotu,
Bavant l’âcre philtre anti-sortilège.
Fait corps accueillant, point de sacrilège,
Prends garde à ton sang oreille têtue.
La peur qui effraie d’un tourment m’allège.
Louvoyeux rhéteur proprio motu,
Ou-bien franc-tireur au sein dévêtu ?
Le blanc est l’accord, des couleurs l’arpègent.
J’ai dîné d’un lièvre et d’une tortue
Mais loin de ta table et mon privilège.
Aujourd’hui, assis sur le spicilège,
Je puis me parler, te comprendras-tu ?
C’est l’abysse offert à l’épée d’agrège,
Le borgne radieux dorant le fétu,
La stance sacrée filant impromptue,
C’est l’absence d’ombre au désert de neige,
C’est une autre nuit.
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